Faux policier ou gendarmeGuide informatif

Faux policier ou faux gendarme au téléphone : les bons réflexes

Le ministère de l’Intérieur alerte sur des arnaques aux faux policiers et faux gendarmes qui ciblent notamment les seniors. L’appelant affirme qu’une fraude a été détectée sur votre compte, qu’une enquête est en cours et que vos biens sont menacés.

Vous êtes en train de vous faire arnaquer ? Les réflexes immédiats

ScamCheck n’ouvre pas les liens suspects et ne stocke pas le message brut par défaut.

Ce qu’il faut retenir

  • « Un véritable policier ne vous demandera jamais de donner votre argent, votre or ou vos bijoux pour les mettre en sécurité. »
  • « Dans le doute, raccrochez, vérifiez et contactez un proche. »
  • Le 17 et le 112 sont des numéros d’urgence, pas une ligne de renseignement ; le 114 est destiné aux personnes qui ont du mal à parler ou à entendre.
  • Un appel en absence depuis un numéro inconnu, parfois au nom de la police, peut viser à vous faire rappeler un numéro surtaxé : ne rappelez pas.

Exemples de messages ou situations typiques (exemples reconstitués)

« Police nationale, service des fraudes. Une fraude a été détectée sur votre compte, une enquête est en cours et vos biens sont menacés. »

« Ne raccrochez pas et n’en parlez à personne, l’enquête est secrète. Un agent passe récupérer vos bijoux pour les mettre à l’abri. »

« Nous allons déposer votre plainte en ligne ensemble : restez en ligne et suivez mes instructions. »

Signaux d’alerte

Fraude « détectée » et enquête en cours

L’appelant affirme qu’une fraude touche votre compte et que vos biens sont menacés : c’est le scénario décrit par le ministère de l’Intérieur.

Demande de secret

On vous demande de ne parler à personne, ni à votre banque ni à vos proches.

Pression pour agir vite

Tout doit se faire immédiatement, sans vous laisser le temps de vérifier.

Visite pour récupérer argent, or ou bijoux

Un prétendu agent propose de passer chez vous pour mettre vos biens « en sécurité ».

Ordre de ne pas raccrocher

Rester en ligne vous empêche d’appeler un proche ou votre banque.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Ne remettez jamais d’argent, d’or ou de bijoux à quelqu’un qui dit vouloir les protéger.
  • Ne suivez pas les instructions d’un appelant pour déplacer votre argent vers un « compte sécurisé » : ce compte n’existe pas.
  • Ne gardez pas le secret : parlez-en à un proche.
  • Ne rappelez pas un numéro inconnu après un appel en absence, même au nom de la police.
  • Ne remettez rien à une personne qui se présente chez vous pour « mettre à l’abri » vos objets de valeur.

Que faire si vous avez un doute

  • Raccrochez, vérifiez et contactez un proche.
  • Échangez avec un policier ou un gendarme sur le tchat Ma Sécurité, accessible à tout moment.
  • Si une personne se présente à votre porte ou en cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112 (114 pour les personnes qui ont du mal à parler ou à entendre).
  • Analysez le texte d’un SMS ou d’un e-mail reçu avec ScamCheck, sans y coller de donnée personnelle.

Que faire si vous avez déjà cliqué, répondu ou payé

  • « Si vous avez remis de l’argent ou des objets de valeur, déplacez-vous rapidement en commissariat ou en gendarmerie. »
  • Apportez le numéro qui vous a appelé et l’e-mail reçu, s’il y en a un.
  • Alertez immédiatement votre banque si vous avez fait un virement ou donné des coordonnées bancaires.
  • Pour être conseillé, appelez Info Escroqueries (appel et service gratuits).

Ce que ces organismes ne demandent jamais

  • Police et gendarmerie : « Un véritable policier ne vous demandera jamais de donner votre argent, votre or ou vos bijoux pour les mettre en sécurité. »
  • Votre banque : « Jamais un conseiller de votre banque ne vous demandera de lui communiquer votre mot de passe, des codes de confirmation », ni de valider ou d’annuler des opérations.
  • Banque de France : « Elle ne vous appellera jamais pour vous demander vos identifiants, votre code ou un virement. » Le « compte sécurisé » où transférer votre argent n’existe pas.

À qui parler : canaux officiels

Liens et numéros publiés par les organismes cités. ScamCheck n’est pas affilié à ces services et ne leur transmet rien.

Comment ScamCheck peut aider

  • Repérer dans un SMS ou un e-mail les signaux d’urgence, de menace et de demande de secret.
  • Donner un niveau de risque estimé, sans ouvrir les liens.
  • Rappeler les réflexes à avoir avant d’agir.
  • Orienter vers les services publics de signalement et d’aide.

Limites importantes

  • ScamCheck ne peut pas analyser un appel téléphonique en direct : seulement un texte que vous collez.
  • ScamCheck ne vérifie pas l’identité d’un appelant et ne remplace pas la police ou la gendarmerie.
  • ScamCheck estime un risque : il peut se tromper dans les deux sens.
  • ScamCheck ne récupère pas les biens remis.

Analyser un message suspect

ScamCheck n’ouvre pas les liens suspects et ne stocke pas le message brut par défaut.

Vérifier un message avec ScamCheck

Questions fréquentes

La police peut-elle m’appeler ?

Un appel ne prouve rien, dans un sens comme dans l’autre. Un véritable policier ne vous demandera jamais de donner votre argent, votre or ou vos bijoux pour les mettre en sécurité. Dans le doute, raccrochez, vérifiez et contactez un proche.

Puis-je joindre le 17 pour poser une question ?

Le 17 et le 112 sont des numéros d’urgence, par exemple si une personne se présente chez vous. Pour échanger avec un policier ou un gendarme sans urgence, utilisez le tchat Ma Sécurité, accessible à tout moment.

On m’a fait déposer une « plainte en ligne » au téléphone : est-ce normal ?

Le ministère de l’Intérieur décrit cette variante : l’escroc guide la victime au téléphone. Ne suivez pas ces instructions ; raccrochez et vérifiez.

J’ai un appel en absence au nom de la police, dois-je rappeler ?

Non. Un appel en absence peut viser à vous faire rappeler un numéro surtaxé. Ne rappelez pas et signalez le numéro au 33 700.

Autres guides utiles

Sources vérifiées le 2 novembre 2026